Pas vraiment une bande dessinée. On est plus dans le statique de l'illustration ou de la gravure non réalisés dans un but scénaristique. Le texte manque certainement de force et de poésie. Il y a une petite émotion qui sourd derrière tout cela mais elle n'est pas valorisée et son accès n'est pas facilité.
J'aime beaucoup ce que tu fais sur ton blog, Diglee mais là, je dois avouer que ça me laisse totalement froid. Le dessin est loin de ce que t'es capable de faire, j'en suis sûr. La narration et la mise en scène sont à mon sens très pauvres... Bref ! Encore une fois je pense que tu es capable de beaucoup mieux. C'est édité tant mieux pour toi, je ne remets pas en cause les choix éditoriaux de ManoloSanctis même si je reste perplexe face à ce choix...
Les dessins sont jolis. Soit. Quoique l'aspect "photoshopé" prime un peu trop, ce qui rend le tout sans âme ; eh oui, ça manque cruellement d'authenticité. On sent que l'auteur a surtout voulu faire joli, alors oui c'est joli mais c'est tout. Bon et puis les fautes d'orthographe, c'est limite quand même...
Dieu que la photo finale est belle ! Comme elle arrive bien, point final d'une romance qu'on lit sans trop s'attacher, comme on feuillette une bluette un peu mélodramatique. Jusqu'à ce très beau cliché... qui rembobine le film. Alors on comprend tout, et on aime passionnément, comme cette tante de l'auteur, le beau Renaud qui ressemble à s'y méprendre à Corto, l'irrésistible marin maltais. Mon amour de jeunesse à moi. Bravo pour ce scénario impeccable.
la simplicité du trait, les silences qu'on sent en fond d'histoire Diglee, je te suis via ton blog depuis ... m'en rappelle plus !! j'ai donc dévoré ton album avec impatience :) et ça m'a bien plu ... je l'ai trouvé tout en pudeur, excellentes illustrations, comme toujours !!
Il n'y a rien à redire sur le dessin et le style utilisé, c'est du très bon boulot. L'idée de la photo incrustée à la fin est ingénieuse, et donne une authenticité non négligeable au récit. Cependant, tout cela reste assez disparate : on navigue dans le temps comme un épisode furtif, sans grands enjeux en cherchant l'incroyable du récit. C'est assez difficile de traiter un souvenir, davantage de le rendre dynamique, mais là est tout le problème de l'(auto)biographie : on traverse les époques sans nécessairement de fil conducteur. C'est ce qui manque un peu ici, mais l'initiative est intelligente, et très personnelle.
On peut saluer l'initiative d'adopter un nouveau style mais quand cela entraine une perte de maîtrise... il y a peu d'intérêt... Je ne vois pas trop l'intérêt du scénario non plus... Heureusement cette oeuvre sera portée par le buzz de son auteur et éclipsera les autres travaux d'auteurs moins connus. C'est triste...