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Un premier pas très prometteur dans le monde du 9e art
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Royer produit un récit aéré où flottent dans l'air les émotions
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Où as-tu puisé ton inspiration pour réaliser cet album ?
J : Je me suis inspiré de films tels que Mad Max pour l'univers désertique et le désolement. De livres tels que Malevil pour l'esprit humain ou La route pour la noirceur du monde. Il y a longtemps que m'intéressais à la façon dont un homme pouvait survivre à une catastrophe. Le livre Homo disparitus parle pas mal de tout ça, comment serait le monde sans hommes.
Dans ton album, la religion est très loin d'apparaître comme le remède salutaire de l'humanité qui se trouve plongée en plein contexte apocalyptique. Vers quoi penserais-tu te tourner dans de telles circonstances ?
J : Chacun cherche son chat. Moi, je me dirigerais vers l'humain. Je suis sûr qu'il est capable de se révéler très intelligent et qu'il peut prendre ce qu'il y a de bon en chacun de nous.

Le style de La Traversée est très épuré, mettant l'accent sur l'aspect contemplatif de la BD. Pourquoi avoir pris ce parti ?
J : Je voulais que l'on s'attarde sur des paysages. Je voulais instaurer une certaine lenteur et créer ainsi une certaine désolation, un univers vide. Quand je conçois une bande dessinée, je m'imagine souvent les scènes comme dans un film. C'est peut-être une façon d'essayer de retranscrire ce que j'imagine sur du papier. De cette manière, cela paraît contemplatif.