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Typiquement le genre de livre qui a toutes les chances de vous marquer bien davantage que les gros pavés de la rentrée littéraire
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Dans les talents à suivre de près : la prometteuse Léonie
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Une BD 100% filles pour une histoire très réussie
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D’où est venue l’idée d’une histoire avec du catch féminin ?
Léonie : L'idée de raconter une histoire de catcheuses m'est venue en partie grâce aux contraintes de format, qu'on peut comparer à celui pour une histoire courte qui doit rapidement mettre en place une ambiance et faire monter la tension très vite. J'avais lu des nouvelles mettant en scène des combats (de boxe, par exemple) et je trouvais que ce sujet convenait bien à ce format. L'autre "contrainte" était l'aspect féminin de cette collection, ce qui m'arrangeait puisqu'en tant que fille, j'ai plus de facilité à mettre en scène des personnages féminins. Et évidemment, le coté spectaculaire, déguisé et exagéré du catch me séduit, je crois que j'aurais eu moins de plaisir à dessiner sur un sport de combat "sérieux", d'où aussi le coté amateur, je ne voulais pas que le combat soit toute la vie de mon personnage, ni que son avenir ne dépende de l'issue du combat. C'est une passion, un sport à part entière, mais aussi un jeu.
Quel rôle a joué la communauté Manolosanctis dans le développement et les évolutions de l’album ?
L : Après avoir participé à Phantasmes, c'est l'équipe de Manolo qui m'a proposé de réaliser un album pour cette collection, avec l'idée d'une prépublication en quasi temps réel sur le site. J'ai proposé cette histoire, réalisé les pages au fur et à mesure, en discutant avec l'équipe du rythme, de la mise en scène... Une fois la première version achevée, celle lisible sur le site, l'équipe de Manolo m'a proposé d'augmenter un peu le nombre de pages, et nous avons revu ensemble le découpage, afin d'intégrer au mieux les nouvelles scènes et de mettre en valeur certaines cases ou pages. C’a été une vraie collaboration, surtout au niveau du rythme et de la mise en scène, ce qui m'a aidé, car je suis plus à l'aise au dessin qu'au scénario.
As-tu aussi une double vie, comme Princesse Suplex ?
L : J'aimerais bien ! J'ai une double vie fantasmée, comme tout le monde, je pense, mais c'est vrai qu'au moment ou je dessinais Princesse Suplex, j'ai eu comme une envie de me mettre aux sports de combat... Le côté "je suis une fille, j'ai l'air de rien, mais si tu me cherches, je te démonte", ça me plait beaucoup !
La représentation de femmes qui ressemblent à celles de la réalité, et qui pourtant font quelque chose d’exceptionnel, c’est important pour toi ?
L : Je ne suis pas sûre que les femmes que je dessine ressemblent vraiment à de vraies femmes, parce qu'évidemment je les fantasme, je les exagère, mais c'est vrai que mes catcheuses ont de bonnes cuisses, pas forcément de gros seins, qu'elles n'ont plus 20 ans non plus... et qu'en BD, comme dans toutes les formes de narration où l'image joue un rôle, on rencontre encore beaucoup trop (à mon avis) de perso féminins totalement stéréotypés. Ou alors, des femmes rondes, mais uniquement mises en valeur pour leur sensualité/sexualité exacerbée. La femme dans la BD est encore beaucoup trop réduite à un rôle sexuel, qu'il soit explicite ou pas, et je pense que dans ce sens-là, oui, mes persos sont plus proches de femmes réelles. Et le fait que malgré ce physique de non-héroïnes, elles aient une passion qui inclut des costumes et des combats, et qu'elles deviennent justement des héroïnes au moment ou elles montent sur le ring, ça me plait !