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Le dessin, autant que l'histoire, nous captive d'un bout à l'autre du récit
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Branleur(s) révèle une narration ultra-spontanée associée à un trait fluide et libre, ainsi qu'à un humour en demi-teintes exprimant à la perfection l'ambiguïté de l'adolescence
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Les auteurs dépeignent avec justesse et sensibilité le quotidien de deux jeunes mecs, encore un peu ados, et pas vraiment adultes
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Chacun peut retrouver des éléments de sa propre vie dans Branleur(s), ce qui rend les personnages attachants. L'histoire est-elle inspirée de vos expériences personnelles ?
J&T : C'est le défi de cette histoire : que chacun puisse reconnaître dans les personnages une part de lui-même ou celle d'un proche. Laurent et Alan ont des caractères bien distincts. Evidemment, nous nous sommes appuyés sur événements vécus pour composer leur personnalité. Cela dit, il ne s'agit nullement d'un récit autobiographique mais plutôt d'un témoignage sur une période charnière : "L'âge des possibles pour reprendre le joli titre du film de Pascale Ferran.
Quel rôle a joué la communauté manolosanctis dans le développement et les évolutions de l'album ?
J&T : Enorme ! Nous savions qu'en abordant un sujet aussi ordinaire, nous éveillerions la curiosité de plus d'un... (MonsieurTo nous a ouvert ce chemin et nous a d'ailleurs soutenu dans cette entreprise). Pourtant, nous ne nous attendions pas à autant de lecteurs. Et nous leur devons notre publication chez manolosanctis. Nous remercions également l'équipe de manolosanctis qui nous a assisté, encouragé et supporté aussi...

Quelles sont vos influences en tant que dessinateur et scénariste ?
J : Les plus visibles, Christophe Blain, Manu Larcenet et Riad Sattouf. On a emprunté chez ces auteurs le découpage des scènes et certains tics d'expression. Quant à la sensibilité des personnages, je l'ai puisée dans les livres. Je crois que lorsque j'ai écrit le scénario de Branleur(s), j'étais en train de lire Chronique d'un été de Patrick Gale... qui, d'ailleurs, n'a rien à voir avec notre histoire.
T : Je viens de découvrir Jason, l'auteur norvégien... Et je reste sur le cul ! Je compte beaucoup m'en inspirer pour nos prochains travaux. Il représente un souffle nouveau pour le neuvième art. Ses inventions de mise en scène sont ahurissantes d'efficacité ! Il ouvre un sillon qu'il FAUT creuser ! (rire)